Roquecourbe doit son nom à "rupès cura" roque* courbe en un seul mot (*roque en vieil occitan signifie château donc château sur la courbe formée par l'Agout).

           A l'époque celte le premier village se situe sur la rive gauche de l'Agout en haut du promontoire au lieu dit "Sainte-Juliane".

C'est au 13e siècle, suite à la noyade de son fils, qu'Eléonore de Montfort fit construire un pont sur l'Agout, celui-ci porta un coup funeste à Sainte-Juliane.

Les habitants sont désormais reliés à la rive droite plus fertile et plus ouverte sur les terres et les villages environnant.

          Simon de Montfort, après avoir triomphé de Castres en 1209, abandonna à son frère Guy la seigneurie de Roquecourbe.

La baronnie passa ensuite au comte de Vendôme suite au mariage d'Eléonore de Montfort avec Jean 1er de Vendôme.

Après divers mariages, la baronnie passe des Vendôme aux Bourbon (Jean). Le roi Jacques de Bourbon se retira au château de Roquecourbe après maintes péripéties où il vint chercher le calme loin de la vie mondaine.

Il rentre au couvent de Besançon où il meurt en 1438 (il a laissé à la charge de ses héritiers le soin de célébrer 10 000 messes pour son repos).

         Les protestants s'emparent du château en 1572 et furent entièrement maîtres du village ; ils s'emparent ensuite de Burlats et de Castres en 1574.

Après 4 années de batailles sanglantes, Roquecourbe retrouve un calme précaire sous Henri IV.

La paix est de courte durée, les massacres reprennent 20 ans plus tard.

L'église fut détruite par les protestants, le château fût particulièrement détruit par Jean de la Tour en 1572.

En 1580 Bernard de La Tour ordonne la démolition complète afin que les ennemis (les Catholiques) ne puissent s'en emparer.

Les pierres ont été utilisées à la construction des Barris (appelés à ce moment là "Faubourg des barris nègres du château") ainsi qu'à d'autres maisons situées au centre du village (ex : rue Pasteur).